Palmyr Spot Blog
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A très bientôt, sur le spot ou sur le blog..
Jean Louis.
Les catas et les dériveurs, eux, ont pu s'affronter dans le petit temps. On a pu voir des petites régates s'organiser dans la baie entre différentes embarcations, et de chaudes conversations du genre "tu l'as vu mon tableau arrière !!", au retour sur le parking. Saine activité...

Cependant, l'école de voile du club PAV a largement profité de ce petit temps pour battre de nouveaux records d'affluence. Le soleil et le vent léger a été propice aux cours de planche et de location de matériel.
Espérons que le mois d'aout sera plus fourni en vent. Ce soir, 31 juillet, la météo annonce quelques perturbations océaniques pour le début de ce mois, de gros cumulus sombres commencent à envahir la côte Atlantique, la population des plages risquent de changer de protection, passant de la crème solaire au néoprène.
Le PSB (Palmyr Spot Blog) vous tiendra infomés des sessions à venir, en windsurf, kite et autre engins à propulsion vélique.
A Bientôt
Jean Louis
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J’ai rédigé ce petit article (devait être petit au début) pour essayer de donner envie à d'autres planchistes de La Palmyre et d'ailleurs, de venir grossir le nombre de défieurs de la prochaine édition du Défi Wind qui se déroulera normalement le week-end de l'ascension 2007.
Cette année, j'étais un des bizuths de l'épreuve qui en était à sa 6ème édition.
600 participants étaient inscrits, un record.
Cette année, pour l'inscription, le dossier était téléchargeable en mars sur le site de Gruissan windsurf. Il faut être rapide car si c'est votre première participation, vous êtes servi en dernier puisque les "anciens" reçoivent le dossier d'inscription avant les autres. Il s'agit donc d'être vigilant, avoir sa licence avant de recevoir le dossier, et dès que le dossier est téléchargé, foncer chez le médecin faire un certificat médical obligatoire et renvoyer le tout rapidement. Un mail vous confirme votre inscription quelques jours plus tard.
Ensuite, il ne s'agit plus que de se préparer à la bataille. Ca s'appelle le Défi Wind, et c'est vraiment un défi. Il y a même plusieurs défis en un seul : un défi pour l'organisation, de rassembler 600 furieux sur une ligne de départ dans 25 nds, un défi personnel de pousser ses limites encore plus loin, un défi entre potes, un défi de courir toutes les manches, un défi de participer aux soirées quand on a deux manches de 40 bornes dans les pattes.
Bref, c'est ouvert à tout le monde, du planchiste en Astro Rock au champion du monde, mais il vaut mieux s'être préparé avant, aussi bien physiquement que matériellement.
Sur les 600 participants, y'en a 50 (et je suis large) qui viennent pour (essayer) de gagner, et 550 pour participer à une grande épreuve de funboard conviviale et sympathique.
Le Défi se déroule sur
Je suis arrivé le mercredi après midi en espérant avoir le temps de tester le plan d'eau. Mais d'abord, il faut retirer les dossards, et vu la file d'attente, faut pas laisser passer sa place. A ce propos, les licenciés passent plus vite que les coureurs qui prennent leur licence à la journée. C'est le remplissage de paperasse qui prend du temps.
Ensuite, trop tard pour aller sur l'eau, 600 bornes dans les guibolles, deux tournées de bière pendant l'attente des dossards, on va prendre nos marques à l'appart.
Je me suis retrouvé avec une bande de joyeux lurons fraichement débarqués de l'Almanarre, Boris et Jean Pierre, des anciens de chez nous, et leur collègues, Fifi, Olive, Séb, Philippe, des gens du sud pas stressés... et un certain Eric Thiémé, un p'tit jeune qui débute.


Dodo pas tard en raison de la journée qui nous attend le lendemain.
Première matinée sur le spot, balayé par une tram' de 20/25 nds. Je ma balade sur le parking ou tout le monde s'affaire à affuter les armes. Je suis ébahi par la quantité de matos très récent que je vois déballer... des Pryde RS 4 et RS 5 à foison quelques RS X, des boards de folie.. Moi je n'ai qu'une pov' V8 7.5 de 2000 et une Exocet Turbo Boost 75 de 2004 pour le light et pour le gros temps, une AHD 257 Power Wave de 2003 avec MPR 5.3 de 98 et Gun Groove 4.7 de 2002. Du vieux matos, quoi. 
Je vois des furieux qui gréent 6.5/7.5, alors qui ça brafougne pas mal déjà, moi je me vois pas avec ma 7.5 et une board de 75 de large au largue, avec 52 d'aileron, sur un run qui fait 11 bornes.
Je retourne voir mes potes.. 6.2 pour JP, Olive pareil, oups, on joue pas dans la même cour...
J'opte pour 4.7 et l'AHD 257. Je pars sur l'eau tester le matos... je plane, c'est déjà ça.. Le plan d'eau ressemble à une ruche, y'a intérêt à mettre le clignotant et regarder dans le rétro avant de jiber.
Retour à terre.
Briefing.. La vache, le soleil cogne fort, en combi devant le podium !! Philipe Bru, le patron de la course, nous explique : Première manche : 2 allers retours... soit 44 Bornes !!! Ouh là... moi qui croyais qu'ils allaient commencer mollo pour que les nouveaux prennent leurs marques, c'est raté.. Le parcours : on part entre une bouée et le bateau comité, on descend le long de la plage sur 11 bornes, on jibe une bouée (n°1), on remonte, plus haut que le bateau comité du départ, on jibe une autre bouée (n°2) on redescend à la bouée 1 et on remonte. L'arrivée se fait entre le bateau comité et une bouée de marque.
Le principe du départ : à la fin du briefing, le top est donné. Une heure après le top, le bateau lièvre descend la ligne full speed, et tout le monde part derrière.
Premier départ : avant toute chose, ne pas oublier d’émarger, c'est-à-dire apposer son autographe sur la feuille qui indique qu’on a pris le départ..
Hem.. hem hem... y'a du peuple sur la ligne... j'ai une planche qui coule, les autres ont des flotteurs... qui flottent... Je vais pas rester planté sans air pendant 10 minutes, au risque de me vautrer sur la ligne , à attendre en waterstart que les autres passent et arrêtent de me bouffer le vent... comme il reste 30 mn, je cherche à savoir quel est le temps qu'il faut pour faire le bord de la plage au bateau pour partir lancé... Loterie car le vent est très irrégulier au bord, les chalets déventent le plan d'eau.
Bon, je calcule, au planning, faut 1 minute 15... mais scotché, au ralenti en se lavant les pieds, beaucoup plus...
je prends quand même cette option.
j'attends la dernière seconde pour mettre le pied dans le strap, je pousse c'est parti... je chope une risée, j'abats, merde, je vais trop vite, je vais arriver au bateau avant la minute, je choque.. Je coule..Qu'est-ce qu'il fout, le lièvre ?? Y’a 550 voiles devant moi, je le verrais jamais quand il va ouvrir la ligne. Je patauge encore une bonne minute... en fait, je viens de comprendre... Le bateau lièvre s'élance au top, mais il met certainement plus d'une minute à arriver au bateau comité. Sous le vent, en haut de la ligne, des coureurs sont déjà partis. Moi je pars au vent, sur un plan d'eau moins agité, mais avec une minute plus tard. 
Y'a 20 nds.. Mais avec tous les mecs qui pompent comme des dingues, j'ai 2 nds dans ma 4.7... Tant pis, j'attends tranquille que le plan d'eau se dégage.. Vais pas me fatiguer à pomper inutilement et me vider les bras, j'en aurai sûrement besoin plus tard..
Enfin je touche du vent... je pars comme une balle.... je cape comme un malade pour serrer la plage et envoyer grave comme sur un run... ça dépote... presque pas de clapot... c'est glassy. Mais très vite, je m'aperçois de deux choses : un, le vent monte, deux, il a tendance à passer nord, et donc je me retrouve à 110°/120°...Trop abattu, le run.. Je prends tout dans la jambe arrière.. D'autant que 11 bornes, j'ai aucune idée de ce que ça représente, en planche.. 10 mn ?? 20 mn ?? plus ??? À ce rythme, je ne tiendrais pas.. Je ne sais pas combien de chemin j'ai parcouru, un dixième ?? Un tiers ?? J’en sais rien... J'ai la cuisse arrière qui brûle, je viens d'éviter 2 spin out j'ai bouffé de l'énergie à essayer de la rattraper sans m'exploser... j'en peux plus... j'ai pas le choix.. Faut que je m'arrête pour me reposer, sinon, je vais prendre une gaufre.. J'ai pas envie de me faire mal à la première manche..
Je m'arrête et reprends mon souffle.. J'en veux terriblement à Eole qui était en grève depuis deux mois sur la côte Atlantique, j'ai pas pu m'entrainer, je le paye cash et au prix fort.
Pourtant, une chose me réjouit. D'abord un, puis deux puis 3, 4, 5 lycras orange viennent s'arrêter à coté de moi... l'air de rien, je regarde les surfaces : 5.8, 6.2, 6.5, moi je suis à la rue avec ma 4.7 aplatie à mort. Y’en a un qui me dit : "Tu dois être royal toi, avec ce matos ??" Sûr que lui, avec une RS 5 6.5, il est pas à la fête... Plein de mecs passent... tant pis... Je pense un instant à Coubertin pour me consoler et me dis que je ferais dans les 550, 500 avec un peu de chance.
Je rechausse le strap et je repars, en abattant un max tant que j’ai du jus, pour pouvoir reloffer plus loin et tirer travers.. Le run recommence.... ça va vite, très vite, trop vite !!!! Un jet-ski est au milieu du run... l'eau devient claire sous mes pieds.... Damned!! y'a pas de fond... le jet est là pour signaler le banc de sable... si je touche, je me satellise.... je cabre la board... second arrêt.... bon ça va, l'eau est transparente, ici, mais y'a un bon mètre de flotte sous l'aileron.. J'ai soif et j'ai un Camelback qui rigole dans la bagnole... D'ici, je vois toujours pas la bouée n°1... Pourtant elle devrait pas être très loin, je vois un F192 qui remonte en rasant la plage... Je veux bien croire qu'il est fort, le Tonio, mais quand même !!! Je le regarde passer.. Y'a rien qui bouge, juste le haut de la voile qui bat... fabuleux, ça droppe sévère... les algues ont pas le temps de s'accrocher au Deboichet...

Je repars... motivé.... Vais faire comme Tonio.... à donf .... Je crame quelques mecs, ils ont les deux pieds à font sur la carre au vent pour éviter l'effet de foil. Très vite la cuisse arrière me brûle de nouveau. Je cherche une position qui me permette de la relâcher.. J'ai acheté un harnais tout neuf, mais il est ceinture, pas de sous cutales, il remonte, le centre de gravité est trop haut, pas confortable... Au loin, j'aperçois un amas de voiles, ça doit être là bas qu'on tourne..
Bon finalement, je me dis que 11 bornes en un bord ça doit être faisable...
Quelques centaines de mètres avant la bouée, c'est le goulet d'étranglement, chacun veut sa place, ça arrive de partout, au vent, sous le vent, pas mal de coureurs profitent d'une gamelle au jibe pour se reposer, y'a un souk indescriptible à la bouée.. Je prends large, ma jambe me fait mal, j'assure le jibe, et je repars babord... je suis étonné de croiser autant de monde, je croyais vraiment être à la fin du peloton... C'est là que je m'aperçois que le run est vraiment abattu.. Parce que maintenant, il faut caper... et avec mon aileron de wave, ba ça va pas être de la tarte. Tant pis, au risque de spinouter, je me cale au près et je remonte, pas vite, mais je remonte au vent.. Ce harnais est vraiment minable, il me taille les côtes, j'ai une contracture naissante dans les lombaires... le temps me parait long... je ferais pas de deuxième tour, la honte pour moi mais vraiment, c'est dur... D'habitude, quand je navigue, je jibe où je veux, quand j'ai mal, je change d'allure ou je m'arrête... si j'ai soif, je vais boire, et je taille une bavette avec les potes sur le bord... pas là... Ici, c'est marche ou crève...
A mon rythme, je m'arrête encore une ou deux fois, puis, je vois le bateau comité. Ça me donne du baume au cœur, je passe devant le bateau.. Je vais arrêter... de toute façons, je sais pas où se trouve la deuxième bouée. Je cape pour regagner la plage... Merde !!! Plus de vent... ces maudits chalets déventent... je coule à moitié.. Je touche une risée, je replane mais impossible de caper.. En arrivant vers la digue nord, je vois le bateau qui sert de bouée, et tous les mecs qui le jibent.
Bon je suis là, alors, allons-y... OUARF !!! Le chantier !!! Y'a des voiles partout dans l'eau, la zone est déventée, les mecs de gaufrent au jibe, c'est l'hécatombe. Je prends très large pour pas m'empêtrer dans ce joli petit monde, je jibe et je relance... j'en ai bien grillé 50 d'un coup, là, non ???? Ah, ce serait dommage d'arrêter là, même si la perspective d'un autre aller retour ne m'enchante guère... bon tant pis, je tente... on oublie tout, sauf que y'a de l'eau fraiche au bar.. Et plus vite je serai reparti, plus vite je serai au bar.. GO !! Je cale la taxime sur le pont, entre les straps, et c'est parti pour un deuxième tour... je m'arrête au milieu du run pour soulager un besoin pressant mais le vent est a baissé et ma 4.7 marche nickel.. Ce deuxième bord est plus facile, je borde un max, je crame encore quelques coureurs qui sont surpris de se faire griller par une planche de vagues... Au bout du run, je suis naze, j'enquille le jibe à donf, je serre trop et me retrouve coincé derrière le bateau.. C'est pas un gros bateau, mais il dévente quand même, le waterstart est physique.. dernier bord.. Je sais que le mal de dos me guette...Dès que j’atteins une vitesse suffisante, je plante des grands coups de talons sur la carre pour remonter un max, histoire de faire un travers ensuite... ça marche. Au milieu de la remontée, je suis à
J'abats quand même... "Si t'ouvres, t'es un lâche", je me dis... Je subis le clapot.. J’ai l'impression d'être un pilote de chasse qui a pris des bastos plein la carlingue et qui va se taper un atterrissage forcé... "Dégagez la piste !! Je contrôle plus rien !!" A
J'y suis arrivé, je suis content, j'ai fini la manche... bon, certainement dans les 500 mais j'ai terminé.. Suis pas venu pour rien.
De retour à terre, j’ai failli passer en correctionnelle… tellement content d’avoir fini, j’ai oublié d’émarger. Tant que l’on n’a pas signé la feuille, ça veut dire qu’on n’est pas rentré… Y’a donc 200 sauveteurs qui vous cherchent sur l’eau… pas cool..

Le soir, débriefing avec les potes... chacun y va de son histoire. Ils sont déçus d'avoir fait 75, 110, 150... Moi, je suis content d'avoir fini avant la nuit.
Il y a presque 3 heures d'écart entre le premier et le dernier sur cette manche.
La soirée est courte, la fatigue nous gagne, pas de fiesta... paddock session...
Le vendredi : dur le réveil. Premier coup d’œil dehors, grand soleil et vent calme.. Ouf, tant mieux, ça va être et grande planche…
Arrivé sur le spot,on annonce au micro que les résultats de la veille sont affichés.. Bof, pas grave, pour voir mon nom en 550ème place, je suis pas pressé, je vais tester le plan d’eau. Je pars avec la 7.5, y’a 10/12 nds au bord ça marche, mais au loin, les rafales sont déjà pas mal…
De retour à terre, je vais j’attends que le gros de la troupe s’éloigne du panneau d’affichage. Je me glisse vers les feuilles de droite du panneau, dans les 500.. Bizarre… en face de tous les dossards 500 y’a marqué : 601…
601, c’est quand on abandonne. Je remonte la liste des 601, la vache !!! Y’en a environ 300 !! 300 gus qui n’ont pas fini la manche !!!
Je cherche mon nom : Jean Louis Giroux : 221 !!! Excellent !!! Finalement, je suis pas tant dans les choux que ça.
Briefing : un aller retour ce matin, ils annoncent déjà 20 nds à la bouée n°1…Hem, ça va être physique. J’hésite… je vais quand même gréer 5.3.. Si ça monte fort, je prendrais l’AHD 257, sinon, l’Exocet. C’est vraiment pas prévu pour, mais le ridicule ne tue pas, ça se saurait.. Surtout que j’ai explosé l’upwind kit, une pièce de carbone qui se place à l’arrière de la planche et que sans cette pièce, je peux pas mettre autre chose que 52… avec le 42 je suis en spin out permanent.
Le vent monte, ça se voit.. Comme le résultat de la veille m’a bien réconforté, je prends la Turbo 75 et …. En toile, on va être prudent quand même, je prends 5.3.
Départ minable, je me fais arracher, comme je m’y attendais, l’ensemble planche/gréement n’est pas homogène, la planche s’envole.. Je dois mettre tout mon poids pour éviter de passer en « mode foil ». Comme la veille, je m’arrête deux ou 3 fois dans le bord de descente. La remontée est toujours aussi physique, mais moins stressante. Manche moyenne, je termine 328.
Deuxième manche de la journée. Le vent est devenu irrégulier. Des grandes claques, puis des périodes de 12/15 nds… pas facile de choisir le matos adapté dans ces conditions.
Ils annoncent 25 nds à la bouée n°1. Bon, la manche du matin m’a bien rincé, et traditionnellement, la tram est toujours plus forte l’après midi, je prends la planche de vagues et 5.3.
Départ : grosse molle.. Je tombe sur la ligne et je galère pendant 5 bonnes minutes avant de repartir en waterstart, mais sans arriver à reprendre le planning. Quand je prends la première bouffe, je pompe comme un malade pour me lancer à donf, je m’accroche quand j’ai plus rien dans les bras, et là…. CRAC !!! Le bout de harnais qui casse… la guigne… Vexé, demi tour, je rentre, tant pis, celle-ci se fera sans moi…
J'en profite pour me reposer et regarder Albeau mettre une pâtée à ses poursuivants. Mais je prends 601 dans la vue. Mon objectif de finir dans les 300 prend une sérieuse dégringolade.
Samedi : dès le lever, la tram est là.. Deux manches sont prévues aujourd’hui. Une petite manche de mise en forme pour que ceux qui n’ont pas encore fini une seule manche puissent au moins en finir une. Ils nous font donc un parcours facile, un seul aller retour et une arrivée dans une zone moins déventée que les autres manches.
Je pars en 4.7 et planche de vagues, un peu limite, j’aurais dû prendre 5.3.. Je termine 361, vraiment pas glorieux. Je recule au classement général.
L’après midi, le vent devenu très irrégulier, tout le monde hésite sur le choix du matos. Mon pote Boris me propose sa F2 SX de
Très remonté en raison de ce manque de vent, je vois l’eau qui commence à s’iriser à mon vent, une petite rafale arrive.. De rage, je pompe à en faire péter le mat, en poussant comme un damné sur l’aileron, la planche déjauge en
Heureusement, ça remonte. Re pomping , et à donf vers la bouée 1. Jibe rasant le bateau, et remontée au taquet, tant que le vent tient, on en profite, ça risque de pas durer.
Pour moi, ce bord de remontée a été le meilleur du Défi : eau plate et transparente, à 
Le soir, soirée cassoulet dans un air doux, ambiance conviviale, rien que pour ça, ça vaut le coup de participer au Défi.
Dimanche, dernier jour. Vent faible, une seule manche au programme, un seul aller retour, car il faut du temps pour effectuer la remise des prix l’après midi.
On fait pas dans la dentelle aujourd’hui, ça sera V8 7,5 et Exocet 75. Pour finir dans mon objectif de 300, faut que je fasse dans les 100 premiers. J’ai pas le choix.
Très bon départ, collé au bateau, je pompe quand j’entends le bruit du bateau lièvre qui déboule à 35 nds. Et PLAF, pas de bol, je me tape la vague du bateau. Ca m’arrête net. C’est la première fois que je vois vraiment le bateau lièvre, et je vois aussi des fêlés qui arrivent lancés et lui passent à
Plein de mecs me passent, plus de vent dans la meute, je suis obligé d’attendre le vent frais. Enfin je repars et essaie de remonter la troupe. J’ai les boules d’avoir raté mon départ, le vent monte, j’entends le haut de la chute de ma V8 qui bat comme un drapeau, le mono film va casser, si ça continue.
Deuxième galère, au milieu de la descente, je prends un sac en plastique dans l’aileron… Big spinout, je suis obligé de m’arrêter. Par contre, aujourd’hui, j’ai pris le camelback . Eh bien c’est bien pratique de s’hydrater en naviguant. Bon faut faire gaffe, quand on a pas l’habitude, boire et respirer en même temps, c’est pas facile, j’ai bien failli m’étouffer à la première gorgée, mais quand on a fini de boire, c’est comme si on avait pris une dose d’oxygène, on se sent prêt à attaquer l'Everest par la face Nord…
Au retour, le vent grimpe un chouilla, la chute bat de plus en plus. Je lève la tête, je vois des bouts de mono film qui s’envolent. La chute a lâché entre la première et la deuxième latte du haut.
Tant pis, elle a 6 ans, cette voile, elle a fait son temps. Le vent monte encore, je peux plus rester travers, obligé de caper pour ne pas me faire embarquer. Dans le coup, à force de caper, je me retrouve collé à la plage, à abattre dès que le vent se calme, et lofer dès que la risée arrive.
Mais à un moment, il faut bien que je passe entre le bateau et la bouée d’arrivée, juste à l’endroit ou justement, à l’endroit ou le vent adonne… je me concentre bien, je replie mes jambes sous les fesses, et j’appuie sur la carre sous le vent… la planche accélère grave, j’entends le 52 qui siffle sous mes pieds. Il reste entre 500 et
C’est fini.. Dommage, je commençais à prendre le rythme. Je termine 161. Sans mes deux galères, et plus de stratégie, j’aurai (peut-être) fait dans les 100, comme prévu ??
L’après midi, on range le matos, restitution des dossards, et attente interminable au plein cagnard du tirage au sort des lots. Bon faut reconnaître, y’a des lots très corrects, des boards, des voiles, des wish, bagagerie, etc, et c’est pas des collections de 1985, mais du matos 2006.
Les résultats vont être affichés. Le bruit courre que l’organisation, contrairement à ce qui était annoncé, a fait sauter la manche la plus mauvaise, la discard, dans le jargon. Y’en a qui font triste mine, car dans cette histoire, la régularité ne paie pas. Moi ça m’arrange, le manche ou je casse mon bout de harnais ne comptera pas. Ça me donne un sacré coup de pied aux fesses pour remonter au classement.
Effectivement, de 327, je remonte à 261. J’atteins donc mon objectif.

Motivé pour la 7ème édition, j’espère terminer dans les 200 l’année prochaine. Avec une meilleure préparation et un matos plus adapté, c’est faisable.
Voilà c’était mon Défi Wind à moi, la grande fête de la famille planche à voile en France. C’est une aventure qui se doit d’être vécue par tous les pratiquants passionnés par ce sport, même si le niveau n’est pas celui d’un champion. C’est dur, il faut le reconnaître, ça s’appelle pas Défi pour rien, mais la satisfaction de finir ne serait-ce qu’une seule manche est telle que ça vaut le coup de venir y participer. Le coin est splendide, l’organisation est au top, on se sent en sécurité, y’a vraiment tous les niveaux, tous les âges (mais la moyenne d’âge est assez élevée), y’a pas de raison de ne pas venir.


Original, non ?? attendre un train assis dans un bateau !!!
(parking du spot, juillet 2006, Aérial Pictures)
Cette année, une sympathique petite équipe d'amateurs de cata s'est formée, ils sont les bienvenus sur le blog qu'il peuvent venir enrichir de leurs commentaires, leurs photos (de cata ou de post navigation, a ce propos, merci pour l'apéro samedi soir !!!) sur ce blog.
Ceci est également valable pour les dériveurs.
Jean Louis

Jeudi 20 juillet 2006, 14h, arrivée sur le spot d'une dizaine de débutants comme moi. Nous attendons le départ du Zodiac qui va nous emmener sur le banc de sable, en face du port. Là bas, aucun souci avec les touristes étendus les bras en croix barbouillés de crème solaire, pas de forêt de parasols,
pas de ballons dans la figure, pas de cris, à part ceux de quelques mouettes que l'on vient déranger... Rien que du sable et des morceaux de bois flotté venus s'échouer sur la plage. En fait, tout le monde n'est pas vraiment débutant, un groupe a déjà testé la formule Initiation, il attaque la deuxième séance avec Rémi, un local embauché par Accrokite. Rémi est l' un des meilleurs kiters de la région, et a sévi au sein du team F-One. Excellente référence, donc...
Déchargement du matériel, et rapidement, les choses sérieuses commencent.Bien que plusieurs d'entre nous viennent du windsurf et possèdent de bonnes connaissances, Vincent, très pédagogue, commence par le commencement.. Rien n'est laissé au hasard, avec une récurrence dans ses propos, la sécurité..

On déplie les ailes et on commence par apprendre comment ne pas l'envoyer dans la tête des éventuels baigneurs alentours, en mettant quelques paquets de sable sur la toile.
On passe ensuite au gonflage des boudins qui assurent à l'aile une rigidité et une forme elliptique. Les boudins doivent être bien gonflés car c'est eux qui permettent un redécollage plus facile si la voile tombe dans l'eau.
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Puis vient la connexion des lignes : ne pas se gourrer de coté dans la connexion, les lignes de couleur (directrices) se connectent à l'arrière de l'aile, les lignes blanches (traction) se connectent à l'avant. Un simple petit noeud auto-serrant appelé tête d'alouette (merci Marie Ju), suffit à la connexion.. Moi qui fait toujours 2 noeuds de chaise à tout ce que j'attache, ça me semble bien limite, comme attache.. mais bon, normalement, ça tient.Puis le moment fatal arrive, il faut décoller l'aile.
Encore une fois, Vincent prend le temps d'insister sur tous les systèmes de sécurité (leash) qui permettent de larguer la voile en cas "d'embarquement immédiat",. Il nous explique comment trouver le bon angle de décollage, et vérifie minutieusement que les lignes sont correctement connectées, et ne soient pas croisées, bref, on sent le pro..
Il nous explique que la barre se tient comme un guidon de vélo. Pour diriger l'aile à gauche, on tire le bras gauche, et on tend le bras droit, la barre doit rester parallèle au sol... On tourne pas comme avec un volant de voiture !!!

Paré pour le décollage...
Vincent tient l'aile par le bord d'attaque, et part à gauche de la fenêtre de vol,
Tony s'est emparé de la barre. La toile du kite frémit, se gonfle. On y va... 5,4,3,2,1,0 ...Au Top du pilote , Vincent lâche l'aile, et la voile monte rapidement.. A l'autre bout, Tony, qui n'a jamais touché un kite, ne sait pas trop à quoi s'attendre... il n'a pas idée de la puissance que développe l'engin, et prend sa première secousse dans les avant bras.. Tel un Massey Fergusson à la saison des labours au milieu de la Beauce, Tony laisse deux sillons de ses talons plantés dans le sable, résistant à la force de la bête qui monte au zénith..
L'aile part à droite, arrive au bord de la fenêtre de vol, Vincent hurle : "Tourne ta barre à gauche !!!" et Tony, se croyant certainement sur son tracteur, tourne sa barre à gauche, comme un volant, en s'enroulant les bras !!! L'aile percute le sable dans un fracas terrible...

Répétition : la barre , comme un guidon de vélo, pas un volant !!!
Deuxième décollage, cette fois, Tony a compris, l'aile part à gauche, il tire vers la droite, l'aile tourne et revient à droite...
Nouvelle séance de labourage de sable quand l'aile passe au milieu de la fenêtre de vol...
C'est bon, c'est parti, reste plus qu'à affiner les automatismes..

Pendant une heure, chaque élève a son aile et chacun dans son coin, s'amuse à laisser derrière lui, de belles trainées dans le sable, ponctuée ça et là de grands boum, preuve qu'une aile a été rappelée à l'ordre par Newton pour défaut de maîtrise.
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Puis on monte d'un cran dans la pratique. On enfile les harnais et on écoute Vincent nous expliquer le pilotage au harnais.
Dés le départ, on s'aperçoit que le harnais est une invention formidable. L'aile se maîtrise mieux, on contrôle plus facilement la puissance, l'engin parait dompté...
Une bonne demi heure plus tard et le dessous des pieds usés par de nouvelles glissades, direction le bord de l'eau pour l'apprentissage du décollage "aile dans l'eau". Désolé pour les photos, par précaution, j'ai laissé l'appareil photos dans le sac à dos sur la plage...
Chacun son tour, nous décollons l'aile avec la technique que Vincent nous a montré. Fabuleux. Ca décolle tout seul. Une petite précision, mais qui a son importance : pour le moment, le pilote est encore sur le sable. Attendons de voir quand nous serons sur l'eau, (ou plutôt DANS l'eau !!!).
Mais pas de chance, le vent faiblit.. , quelques-uns se risquent à l'eau pour tester la nage tractée. Il est presque 19h, les ailes tombent une a une, mais redécollent de plus en plus mollement...
Séance de pliage et rangement du matos..
Belle journée, sur le banc de sable, sous un soleil éclatant, dans une ambiance cordiale...
Après un après midi au grand air, demain sera un autre jour, et si le vent est au rendez-vous, première séance sur l'eau.
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